Quand la musique est bonne…
Ce Samedi 29 Janvier, avait lieu à l’espace Maurice Ravel (Levallois), « La nuit du Jazz ». Une série de deux concerts, rendant hommage aux plus grands compositeurs et interprètes du genre. Pour 30€, vous pouviez vous offrir pratiquement 3h30 de concert, dans une salle à l’acoustique particulièrement appréciable pour les shows en live.
Un des meilleurs jazzmen alive, Ivan Jullien accompagné de son orchestre, était à la programmation de cette représentation. Pendant près d’une heure trente, l’orchestre a enchainé les compositions du chef d’orchestre de 77 ans, chevalier des arts et des lettres, prix Django Reinhardt de l’académie de jazz, grand prix du jazz de la Sacem et j’en passe des meilleures… Autant vous dire que le spectacle était à la hauteur de ce que l’on en attendait !
Bien que parfois la mémoire semblait lui faire quelque peu défaut, Ivan Jullien à su sublimer les cuivres et le piano, mention d’ailleurs toute spéciale au batteur qui a assuré le spectacle et dont les solos étaient transportant !
Auteur, compositeur et interprète, le jazzman a écrit pour de nombreux chanteurs contemporains de Nougaro à Hallyday en passant par Aznavour et Salvador, mais a également côtoyé les plus grand( e )s de ce petit monde qu’est le jazz comme Dee dee Bridgewater. Un seul conseil, si l’occasion se présente à vous de voir ce monstre sacré sur scène, n’attendez pas, foncez ! Simple curieux ou connaisseur chevronné de cette musique, vous ne serez pas déçu. Ivan Jullien sait traiter son public avec pédagogie et sa musique, bien que virtuose, n’est pas élitiste.
En deuxième partie étaient annoncés China Moses au chant et Raphaël Lemmonier au piano.
Un second concert plus intimiste, mené par la fille de Dee dee Bridgewater en personne. Difficile de se faire un nom dans ce milieu quand notre génitrice n’est autre qu’une des plus grandes interprète du 21ème. Dès la première ballade, on se convainc rapidement que le talent doit être une affaire de famille. Une voix chaude et suave, un vibrato qui n’est pas, comme trop souvent, exaspérant et utilisé à tort, font de cette demoiselle une futur grande dame du jazz.
En somme une nuit agitée, rythmée par la symphonie endiablée du be-bop et du free, des turbulences des percutions, des soubresauts de la trompette, du son grave du contre-tuba, et de l’enchantement que provoque les solos de piano.
Face au succès qu’a rencontré l’événement, l’édition 2012 est déjà prévue, alors on dit qu’on aime et qu’on ira !





